CHRONOLOGIE
DE TROIS-RIVIÈRES
PATRIMOINE TROIS-RIVIÈRES



PARTIE
1
LA PRÉHISTOIRE MAURICIENNE ET
LES PREMIÈRES OCCUPATIONS HUMAINES




  • PÉRIODE
    «PALÉOINDIEN»
    10 000 à 6 000 av. J.-C.
    en Mauricie


    Période associée au peuple nomade, aux chasseurs de gros gibiers et à la pêche en Mauricie. Selon les archéologues, aucun indice - pointes de projectiles, outils, os,
    etc. - n’a été retrouvé afin de prouver le passage des chasseurs (chasse au gros gibier/pêche) durant la période;

  • PÉRIODE
    « ARCHAÏQUE »
    6 000 à 1 000 av. J.-C.
    en Mauricie


    Au cours de cette période, on remarque une augmentation de la population, et ce, même si les peuples ont un mode de vie nomade. Leur moyen de subsistance est la chasse, la pêche et la cueillette. Toutefois, « on sait que leur présence au Québec doit
    se situer entre 6 500 et 6 000 (période archaïque) av. J.-C. et qu’à cette époque la Moyenne-Mauricie est déjà une taïga (formation végétale constituée de conifères) habitable par les cervidés, et sans doute par l’homme »1
    René Hardy, Normand Séguin et al. « Histoire de la Mauricie », Québec, PUL, 2004, p. 24.
  • PÉRIODE
    « SYLVICOLE »
    à partir de 1 000 av. J.-C.
    en Basse-Mauricie

    Sylvicole inférieur : 1 000 à 400 av. J.-C. ;
    Période associée au début d’une régionalisation des différents groupes et l’établissement d’un vaste réseau de circulation de biens (socialisation), d’idées et de personnes qui n’existait pas pendant la période archaïque2 ;

    Sylvicole moyen : 400 av. J.-C. à 1 000 après J.-C.;
    Au cours de cette période, les groupes affichent de nouveaux traits culturels. Ces particularismes permettent de découper la vallée Laurentienne en deux grandes provinces culturelles; Montréal et Québec. En ce sens, « la région de Trois-Rivières constitue un espace frontalier où les populations locales sont exposées aux influences culturelles provenant tant de l’aval que de l’amont du fleuve »3;

    Sylvicole supérieur : 1 000 au Contact (environ XVIe siècle, l’arrivée de Jacques Cartier);
    Cette période est la plus significative du développement culturel des groupes locaux. Dès lors, cette période marque les débuts de l’agriculture et de la sédentarisation des groupes;

    La ville de Trois-Rivières se situe dans le territoire géographique de la Basse-Mauricie qui s’étend de la rive du Saint-Laurent aux premières collines laurentiennes à la hauteur de Shawinigan et de Grand-Mère1.
PARTIE
2
TROIS-RIVIÈRES
DURANT LA NOUVELLE-FRANCE


  • 1534
    Jacques Cartier effectue son premier voyage en Amérique. Il plante à Gaspé une croix aux armes du roi de France, François 1er, pour marquer la prise de possession du territoire;

  • 1535
    Jacques Cartier effectue son deuxième voyage en Amérique du Nord, en Canada. Il débarque à l’île Saint-Quentin et il plante une croix portant également les armes du roi de France. Il donne le nom de grand lac d’Angoulême aujourd’hui dénommé lac Saint-Pierre à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent et en amont de la rivières Saint-Maurice;

  • 1541
    Troisième et dernier voyage de Cartier en Canada;

  • 1550
    Avant l’arrivée des Européens, le territoire de Trois-Rivières était, évidemment, fréquenté par plusieurs peuples des premières nations. À l’époque, le site de Trois-Rivières est un lieu où l’on effectue des échanges commerciaux (troc). Les Algonquins vont donc ériger une bourgade (village palissadé) sur le Platon (haute ville et endroit où LaViolette érige le fort de Trois-Rivières, soit 84 ans plus tard; la bourgade sera détruite par les Iroquois vers 1600);

  • 1601
    La rivière des Trois rivières apparaît pour la première fois sur une carte géographique européenne, la carte de la Nouvelle-France dessinée par Guillaume Levasseur5 ;

  • 1610
    Au cours de l’été, Samuel de Champlain est en route vers la rivière des Iroquois, aujourd’hui dénommé la rivière Richelieu. Champlain, qui procède à son quatrième voyage en Canada, se trouve à Trois-Rivières où il rencontre des Montagnais

  • 1615
    Le 26 juillet, le père récollet Denis Jamet célèbre la première messe au lieudit Les trois rivières. Le père Denis Jamet est le premier supérieur de la mission canadienne. Par ailleurs, l’ordre des Récollets est la première communauté religieuse à s’installer sur le territoire du Québec

  • 1617
    Le frère Pacifique Duplessis est à Trois-Rivières; il y enseigne le catéchisme aux Amérindiens, dans une cabane en bois sur le Platon. Le frère Duplessis est aussi un membre de l’ordre des Récollets. Avant de vouer sa vie à Dieu, le frère était un apothicaire

  • 1618
    Le 7 juillet, le père récollet Paul Huet est le premier prêtre à résider à Trois-Rivières entre le 29 juin et le 14 juillet de la même année. Il célébrera la messe, tous les jours, dans une chapelle rudimentaire érigée à Trois-Rivières

  • 1627
    Émery de Caen fait la traite de fourrure à Trois-Rivières. Pour sa part, Eustache Brûlé est à Trois-Rivières pour négocier avec les Amérindiens. Émery de Caen fut gouverneur de la Nouvelle-France de 1624 à 1626 et de nouveau de 1632-1633;

  • 1633
    Le chef montagnais Capitanal invite Champlain à s’installer de façon permanente à Trois-Rivières dans l’objectif de renforcer les alliances et de sécuriser le site des incursions iroquoises

  • 1634
    Samuel de Champlain entreprend d’établir un deuxième établissement permanent dans la colonie. C’est l’un de ses lieutenants, Monsieur LaViolette, qui est chargé de cette mission. En ce sens, un poste de traite sera établi en amont de Québec, les trois rivières C’est le 4 juillet 1634 que LaViolette met le pied à Trois-Rivières avec des artisans, des soldats, des colons et les pères jésuites Jean de Brébeuf et Antoine Daniel. Parallèlement, il annonce la construction d’un fortin (enceinte de pieux) sur le Platon. La construction d’une petite enceinte de pieux protégera le poste des incursions amérindiennes. Les premiers habitants s’installent à l’intérieur du fortin afin qu’ils soient eux aussi protégés;

  • 1636
    Cette année marque le départ de Trois-Rivières de LaViolette. L’abbé de la Madeleine devient propriétaire d’une seigneurie bornée au sud-ouest par le cap des trois rivières; aujourd’hui le secteur Cap-de-la-Madeleine. En juin 1636, la fête de la Saint-Jean-Baptiste, d’inspiration gauloise, est célébrée depuis les premiers jours d'existence de la ville selon la Relation des Jésuites avec un grand feu et des réjouissances ;

  • 1648
    Le 1ier août, le gouvernement de la Nouvelle-France, Charles Jacques Huault de Montmagny, concède un fief au chef algonquin Charles Pachiriny (Charles est son prénom chrétien); une partie de l’ancien fief Pachiriny correspond aujourd’hui à la place d’Armes sur la rue des Ursulines;

  • 1650
    On construit la première palissade autour du bourg de Trois-Rivières. Cette construction marque le début d’une véritable organisation de l’établissement trifluvien. À ce moment, le petit bourg de Trois-Rivières est formé d’une trentaine de maisons qui s’étend jusqu’en bordure du fleuve; les rues adoptées dans la nouvelle enceinte demeureront en gros inchangée jusqu’à ce jour;

  • 1654
    Le 1ier octobre, le capitaine du bourg Pierre Boucher (1622-1717), fondateur et seigneur de Boucherville, devient gouverneur de Trois-Rivières. De plus, il se voit octroyer en 1653 le fief de Grosbois (Yamachiche);

  • 1663
    Le 5 février, lors du Grand tremblement de terre, les murs tremblent, les toits craquent, les glaces du fleuve se fragmentent. D’autres tremblements encore effroyables auront lieu durant les six mois suivants; plusieurs croient que la fin du monde est proche; les exercices pieux sont nombreux. Durement secouée, la pointe de terre qui formait le cap des Trois-Rivières (appelé aussi Cap-de-la-Madeleine) est disloquée et emportée par les eaux du fleuve

  • 1665
    Le gouvernement de Trois-Rivières est institué. Il comprend notamment un gouverneur, assisté d’un lieutenant de roi, un major et un aide-major, un juge en chef appelé lieutenant-général civil et criminel, un procureur du roi et un subdélégué de l’intendant pour les affaires civiles, appelé grand-voyer ou grand-magasin. Trois-Rivières devient ainsi le chef-lieu de l’un des trois gouvernements du Canada

  • 1697
    Le 10 octobre, trois Ursulines, Mère Marie Drouet, première supérieure des Ursulines, Mère Marie Le Vaillant de Sainte-Cécile, assistante et Sœur Françoise Gravel Sainte-Anne, religieuse – s’installent à Trois-Rivières où elles fondent un couvent, une école pour les jeunes filles et un hôpital public (l’Hôtel-Dieu de Trois-Rivières). Elles occupent l’hôtel du gouverneur, Claude de Ramezey situé sur le Platon, jusqu’en 1699 où elles prennent possession du monastère;

  • 1701
    Le 4 août à Montréal, le gouverneur général de la colonie signe un traité de paix avec les nations amérindiennes. La Grande paix de Montréal met fin au péril que représentaient les incursions amérindiennes

  • 1737
    Le 22 avril, la Compagnie des Forges du Saint-Maurice est autorisée à exploiter les mines de Trois-Rivières. Le 20 août de l’année suivante, on allume le haut fourneau des Forges du Saint-Maurice. C’est en 1883 que l’on ferme définitivement les Forges du Saint-Maurice, après 145 ans d’activité;

  • 1738
    Le Trifluvien Pierre Gaultier de Varennes, Sieur de La Vérendrye, fils du gouverneur de Trois-Rivières, explore l’Ouest du Canada. Deux de ses fils, François et Louis-Joseph, seront les premiers Français à découvrir et à décrire les rocheuses en 1757;

  • 1760
    La population de Trois-Rivières est estimée à 586 habitants (le reste du territoire actuel de la ville, compris entre Yamachiche et Champlain, compte environ un demi-millier d’habitants). Bien que modeste par sa taille démographique, la petite agglomération d 1760 apparaît déjà bien articulée autour de quelques bâtiments d’importance en pierre : la résidence du gouverneur, l’église paroissiale, les installations des Ursulines et des Récollets, quelques résidences
PARTIE
3
L’après-conquête
à Trois-Rivières


  • 1760
    Le 8 septembre, la Nouvelle-France capitule devant l’armée britannique et signe l’armistice à Montréal. C’est donc le début de l’occupation militaire britannique. L’occupation se poursuivra jusqu’en 1763;
    À la suite de la capitulation de Montréal le 8 septembre, les Trifluviens devront remettent, eux-aussi, leurs armes dans le parloir du couvent des Récollets et prêtent serment d’allégeance à la Couronne d’Angleterre en date du 23 septembre 1760

  • 1763
    Le 7 octobre, par proclamation royale, le territoire du Canada est réduit à la vallée laurentienne et forme dorénavant the Province of Quebec

  • 1764
    Après que les colonies françaises deviennent officiellement colonies britanniques, le gouvernement et le district judiciaire de Trois-Rivières sont supprimés le 17 septembre. Une ordonnance établit des cours civiles;

  • 1775
    C’est le début de la Révolution américaine. En novembre, la province de Québec est envahie par les troupes rebelles du sud. Trois-Rivières se soumet afin d’éviter les pillages et la destruction

  • 1776
    Une bataille est engagée à Trois-Rivières contre les troupes états-uniennes, des Bostonnais, qui furent finalement battus aux portes de la ville. Une plaque située au 983 boulevard des Forges, en face du cimetière Saint-Louis commémore l’événement ;

  • 1790
    Trois-Rivières compte 1 213 habitants;
    Le 7 juillet, le district judiciaire de Trois-Rivières est rétabli. Par cette décision Trois-Rivières se voit confirmer sa vocation de centre principal dans un vaste territoire

  • 1792
    Trois-Rivières devient le siège d’un district judiciaire. Les premières élections au Bas-Canada ont lieu entre le 11 et le 27 juin et les femmes ont le droit de vote, à condition d’être propriétaire d’une terre. La première séance du Parlement du Bas-Canada s’ouvre le 17 décembre 1792. Même si 95% de la population est française, seulement trente-quatre sur cinquante députés sont de langue française

  • 1808
    Louis Gugy, juge de paix du district de Trois-Rivières depuis 1803, et son épouse Juliana cèdent à l’Église d’Angleterre et d’Irlande un terrain pour l’ouverture d’un cimetière anglican, à l’angle des rues Saint-François-Xavier et De Tonnancour. La même année, Louis Gugy devient le commissaire qui administre le serment aux personnes qui désirent des concessions de terres

  • 1809
    Le 2 novembre, le premier bateau à vapeur (steamboat) à sillonner le Saint-Laurent fait escale à Trois-Rivières

  • 1812-14
    Les États-Unis déclarent la guerre à l’Angleterre et envahissent le Canada pour une seconde fois, à partir de Detroit, pour s’en prendre aux intérêts britanniques. Mais comme en 1775-76, les envahisseurs perdront leur insurrection, notamment à la Bataille de Châteauguay le 26 octobre 1813, où 3 000 états-uniens sont repoussés par 300 soldats du régiment canadien-français « Les Voltigeurs

  • 1816
    On entreprend la construction de la prison commune, d’après des plans de François Baillaigré. La construction sera achevée en 1822 et elle sera en fonction jusqu’en 1986. Elle devient en quelque sorte un élément important de la nouvelle structuration de la ville en voie de développement;

  • 1817
    En juin, Ludger Duvernay (1799-1852), jeune journaliste et avocat de Montréal de 18 ans, fonde sa propre imprimerie ainsi que le journal La Gazette de Trois-Rivières, premier journal du Bas-Canada hors de Montréal et de Québec. Ce journal sera publié jusqu’en 1822. Duvernay, futur grand député, écrivain, imprimeur, est aussi le fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste;

  • 1818
    On aménage les premiers quais au port de Trois-Rivières, car les échanges par le fleuve sont de plus en plus fréquents et importants;

  • 1824
    Le marché public est mis en place sur la rue des Forges;

  • 1827
    Construction de l’école Sainte-Ursule à l’angle des rues Saint-Pierre et Saint-François-Xavier. Elle est la première école publique pour garçons à Trois-Rivières. Elle ouvre ses portes en 1931. En 1917, sous la direction des Frères des Écoles chrétiennes, l’école change de nom pour l’Académie de la Salle;

  • 1837
    Le 3 décembre, Amédée Papineau, un membre fondateur et influent des Fils de la liberté et rejeton du célèbre tribun et chef du Parti Patriote, quitte Saint-Denis pour le « District des Trois-Rivières » afin de fuir aux États-Unis. Dans son journal, il raconte qu’il passera une nuit dans un hôtel trifluvien le 4 ou le 5 décembre 1837 avant de se rendre à Saint-Grégoire sous le pseudonyme de Joseph Parent puis à Sheldon, Melbourne et enfin Lennoxville. D’ailleurs, dans la région trifluvienne, des Patriotes ont été emprisonnés « pour haute trahison » dès 1838 : Jean-Baptiste Proulx ; député de Nicolet, Joseph-Ovide Rousseau ; médecin, Jean-Baptiste Hébert ; député de la Rive Sud, Philippe-Napoléon, Édouard-Étienne Pacaud, le lieutenant Alexis Bareil dit Lajoie, les commis Amable-Honoré Badeau et Pierre-Benjamin Badeau, Célestin Houde ; cultivateur de Trois-Rivières, Edward Barnard ; député et avocat de Trois-Rivières et Joseph-Guillaume Barthe ; jeune poète emprisonné du 2 janvier au 3 avril 1839 pour avoir écrit son poème jugé séditieux par les autorités;
PARTIE
4
TROIS-RIVIERES
CENTRE REGIONAL DU QUEBEC


  • 1845
    Trois-Rivières est maintenant une municipalité instituée par l’État colonial le 18 juin. Elle regroupe les paroisses de Trois-Rivières, du Cap-de-la-Madeleine et de Pointe-du-Lac;

  • 1852
    Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, Trois-Rivières connaît une croissance démographique en raison du commerce du bois et des activités portuaires. Trois-Rivières qui dénombre un peu moins de 5 000 habitants, devient alors le siège d’un évêché. S’ensuivra jusqu’à nos jours une longue et décisive influence de la tradition religieuse catholique, dont la fondation du Collège des Trois-Rivières (Séminaire Saint-Joseph) par Joseph-Édouard Turcotte (1808-1864), avocat et maire de Trois-Rivières (1857-1863), avec Mgr Cooke en 1860

  • 1854
    Le 14 septembre débute la construction de l’église-cathédrale de Trois-Rivières (1854-1858) à l’angle des rues Bonaventure et Royale. La cathédrale est de style néo-gothique et a été érigé selon les plans de l’architecte Victor Bourgeau (1809-1888);
    - L’éclairage des rues au gaz fait son apparition à Trois-Rivières;

  • 1857
    Le 10 juin, la municipalité devient « Cité des Trois-Rivières » (loi 20 Vict. c. 129). La Cité des Trois-Rivières est divisée en quatre quartiers : Saint-Philippe, Saint-Louis, Sainte-Ursule et Notre-Dame; elle est tenue de « régler, armer, loger et payer une force de police

  • 1860
    Le 19 mai, le Collège des Trois-Rivières est fondé et s’installe dans l’ancienne maison des Gouverneurs sur le Platon. C’est toutefois le 19 mars 1874 que le Collège des Trois-Rivières devient séminaire diocésain sous le nom de séminaire Saint-Joseph. Le bâtiment du séminaire Saint-Joseph est inauguré la même année;

  • 1864
    Les Sœurs de la Charité (plus connues sous le nom des Sœurs de la Providence) débarquent à Trois-Rivières le 26 octobre. Elles s’occuperont des vieillards, des infirmes, des orphelins et des enfants abandonnés. De plus, elles ouvriront un peu plus tard l’hôpital Saint-Joseph. En 1868, on inaugure l’hospice des Sœurs de la Providence (futur hôpital Saint-Joseph) à l’angle des rues Sainte-Julie et Saint-Thomas;

  • 1867
    Le 1er juillet, création de la Confédération du Canada. La création du Canada regroupe les colonies du Canada-Uni (Bas-Canada et Haut-Canada avant 1840), du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse qui se fédèrent pour ainsi devenir le Dominion du Canada;

  • 1869
    L’historien trifluvien Benjamin Sulte publie Histoire de la ville des Trois-Rivières;

  • 1871
    Le Three Rivers Provisionnal Battalion of Infantry, qui deviendra le 86e Bataillon d’infanterie de Trois-Rivières, est fondé le 24 mars. Le bataillon regroupe les compagnies rurales de Trois-Rivières, c’est-à-dire de Louiseville, de Berthierville et de Saint-Gabriel-de-Brandon. Depuis 1968, nous connaissons le bataillon sous le nom 12e Régiment blindé du Canada;

  • 1877
    Le 30 avril, le Conseil municipal de Trois-Rivières crée une « Brigade de police et de feu » permanente;

  • 1878
    En février, on inaugure la première gare ferroviaire sur la rue Champflour;

  • 1880
    L’abbé Napoléon Caron (1846-1932), chanoine de la paroisse Immaculée-Conception de Trois-Rivières est impliqué dans la création de l’hymne « Ô Canada » car c’est lui qui envoya une lettre à la Société St-Jean-Baptiste afin de doter les Canadiens français d’un hymne national, pour la Convention nationale des Canadiens français, du 23 au 25 juin, à Québec, devant réunir des délégués du Canada et des États-Unis. La SSJB instaure alors un concours d’où émerge un « chant national » composé par Calixa Lavallée sur le poème français « Ô Canada » écrit par Adolphe-Basile Routhier »;

  • 1890
    Le 28 juillet, les rues de Trois-Rivières sont maintenant éclairées par un système d’électricité;

  • 1907
    Au cours de l’été, le projectionniste ambulant de Sorel, Hilaire Lacouture, offre des séances de cinéma ou de vues animées. Toutefois, c’est le Trifluvien Joseph Leprohon qui sera le premier exploitant de Trois-Rivières. En effet, ce dernier tient une première séance de cinéma dans le sous-sol de la chapelle du séminaire de Trois-Rivières;Le 1ier août, le gouvernement de la Nouvelle-France, Charles Jacques Huault de Montmagny, concède un fief au chef algonquin Charles Pachiriny (Charles est son prénom chrétien); une partie de l’ancien fief Pachiriny correspond aujourd’hui à la place d’Armes sur la rue des Ursulines;

  • 1908
    Le 22 juin, alors que Québec fête son tricentenaire, Trois-Rivières brûle presque entièrement à cause d’un incendie violent s’étant déclaré dans le quartier des affaires. La majeure partie de la vieille ville est détruite, n'épargnant qu'une dizaine de bâtiments datant du régime français comme le monastère des Ursulines et le manoir de Tonnancour

  • 1909
    12. 1909 : Fondation de la première Caisse Desjardins (populaire) de Trois-Rivières;

  • 1919
    Le 13 octobre, le cinéma Impérial ouvre ses portes, angle des rues des Forges et Champlain ;

  • 1920
    Le 13 octobre, le cinéma Impérial ouvre ses portes, angle des rues des Forges et Champlain ;

  • 1927
    On crée le cimetière catholique Saint-Michel, sur le chemin des Forges ;

  • 1931
    Trois-Rivières compte 35 450 habitants. Le territoire actuel de la grande ville en compte autour de 48 500 dont 8 748 à Cap-de-la-Madeleine. On en dénombre 1 320 à Pointe-du-Lac, 784 à Sainte-Marthe-du-Cap, 610 à Saint-Louis-de-France. La ville de Trois-Rivières compte déjà six paroisses : Immaculée-Conception (Cathédrale), Saint-Philippe (1909), Notre-Dame-des-Sept-Allégresses (1911), Sainte-Cécile (1912), Très-Saint-Sacrement (1926) et la nouvelle paroisse Saint-François-d’Assise (1927). Malgré ce développement, le tissu urbain est encore concentré sur une mince bande de terre, entre le fleuve et le pied du coteau Saint-Louis

  • 1934
    Les fêtes du tricentenaire de Trois-Rivières proposent plusieurs manifestations culturelles.
    Présentation de l’histoire de Trois-Rivières par une vingtaine de tableaux vivants qui mobilisera 1 000 figurants et 700 choristes ;
    - Le 14 juillet, la ville inaugure le nouveau monument à l’honneur de LaViolette (monument actuel). Ce monument et un bas-relief et il est l’œuvre du sculpteur Jean-Jacques Cuvelier. Ce dernier a également sculpté le monument des Découvreurs de Trois-Rivières dit De La Vérendrye (1685-1749) et le monument de Benjamin Sulte (1841-1923), écrivain, journaliste et historien trifluvien

  • 1936
    Le 7 août, élection du gouvernement du Trifluvien Maurice Duplessis avec son parti l’Union Nationale, qu’il a créé un an auparavant. Après une absence au pouvoir de 1939 à 1944, son parti reprend le pouvoir pour quinze années consécutives (quatre mandats majoritaires), un record dans l’histoire du Québec. Par la suite, Duplessis adoptera plusieurs mesures nationalistes : Loi des pensions de vieillesse, installation du crucifix à l’Assemblée nationale dès 1939, récupération du fédéral de près de 50% de nos impôts, électrification des campagnes et adoption du fleurdelisé comme drapeau national officiel, le 21 janvier 1948. Au Canada, il faudra attendre 1965 pour l’adoption d’un drapeau officiel! Duplessis restera en poste jusqu’à sa mort, le 7 septembre 1959, lors d’un voyage à Shefferville sur la Côte-Nord

  • 1937
    Le 17 octobre, la station de radio C.H.L.N. entre en onde. Elle devient propriété du journal Le Nouvelliste

  • 1938
    C’est chez les éditions Flammarion à Paris que le médecin trifluvien Philippe Panneton, plus connu sous le pseudonyme de Ringuet, publie son premier roman Trente arpents. Ce roman sera le plus important de sa carrière, car il marque l’apogée du courant littéraire régionaliste canadien-français (terroir);

  • 1947
    Le 4 novembre, la ville de Trois-Rivières achète l’Île Saint-Quentin de la Consolidated Bathurst Compagny;

  • 1937
    La population de Trois-Rivières est estimée à 586 habitants (le reste du territoire actuel de la ville, compris entre Yamachiche et Champlain, compte environ un demi-millier d’habitants). Bien que modeste par sa taille démographique, la petite agglomération d 1760 apparaît déjà bien articulée autour de quelques bâtiments d’importance en pierre : la résidence du gouverneur, l’église paroissiale, les installations des Ursulines et des Récollets, quelques résidences

  • 1947
    Le 4 novembre, la ville de Trois-Rivières achète l’Île Saint-Quentin de la Consolidated Bathurst Compagny;

  • 1950
    On fonde la Compagnie de transport Saint-Maurice pour le transport par autobus;

  • 1954
    On débute la construction de l’église St. Patrick pour les catholiques anglophones de Trois-Rivières et du Cap-de-la-Madeleine sur la rue Whitehead;

  • 1958
    C’est le 15 avril que la première station de télévision CKTM-TV sera télédiffusée au canal 13

  • 1959
    C’est le 15 avril que la première station de télévision CKTM-TV sera télédiffusée au canal 13
    Le fond est bleu azur, comme la fleur de lys.
    - Le chevron et les trois poissons sont argentés.
    - Le castor est brun et les feuilles vertes.
    - Les trois poissons symbolisent les trois rivières. Ils sont aussi le totem des premiers occupants des lieux, des Indiens attikameks.
    - La fleur de lys indique les origines françaises de la ville.
    - Les feuilles d’érables soulignent l’appartenance canadienne.
    - Le castor représente l’esprit industrieux des habitants de Trois-Rivières

  • 1959
    Le 15 septembre, l’École normale Maurice-L.-Duplessis (pour garçon) ouvre ses portes au 466 rue Bonaventure. L’édifice sera ensuite occupé par le Centre d’étude universitaire en 1961 qui deviendra une des parties constituantes de l’UQTR (1969

  • 1963
    Le 7 juin, le nouveau marché aux denrées ouvre ses portes, rue Saint-Philippe;

  • 1964
    On lance la construction du pont Laviolette sur le fleuve Saint-Laurent. Le pont sera inauguré en décembre 1967

  • 1967
    Le 24 juillet, le général Charles de Gaulle, premier souverain d’une telle envergure à venir au Québec, invité par le Premier ministre de l’Union nationale Daniel Johnson, longe le Chemin du Roy et s’arrête à la Basilique du Cap puis à Trois-Rivières dès 13h, devant le Séminaire Saint-Joseph, encourageant le peuple à devenir maître de lui-même.

  • 1969
    C’est la création de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Elle sera avec l’Université du Québec à Montréal et l’Université du Québec à Chicoutimi les premières constituantes du réseau des Universités du Québec (UQ). La création du réseau découle du projet de loi 88 votée à l’Assemblée nationale en 1968;

  • 1970
    Au mois d’octobre, tout comme près de 500 autres victimes de la Loi des mesures de guerre proclamée par le gouvernement libéral Trudeau, des Trifluviens sont arrêtés : Marcel Desjardins, le futur député péquiste Gérald Godin, sa femme la chanteuse Pauline Julien et sa fille Pascale Galipeau, ainsi que quelques militants péquistes de Shawinigan, dont Gilles Toupin et Robert Lafrenière. La plupart des arrestations concernaient des citoyens considérés suspects (comédiens, professeurs, chanteurs, poètes, écrivains, journalistes, syndicalistes, étudiants, imprimeurs, avocats), surtout des indépendantistes, une injustice historique qui jalonne la longue liste des attaques contre la population du Québec
    - Création de la troupe Trifluvian Player’s. Cette troupe a pour objectif de promouvoir le théâtre anglophone de Trois-Rivières;

  • 1971
    La population de Trois-Rivières est de 55 869 habitants; celle de Cap-de-la-Madeleine, 31 463; celle de Trois-Rivières-Ouest, 8 057; celle de Saint-Louis-de-France, 2 408; celle de Sainte-Marthe-du-Cap. 2 541; celle de Pointe du-Lac, 3 365. Le territoire actuel de la grande ville en compte 103 703, soit près de 40 000 de croissance démographique rapide de l’agglomération, en même temps que l’accélération de la migration en périphérie du vieux bâti et l’essor vigoureux de la banlieue. Il marque aussi le net retrait de l’instance religieuse comme agent organisateur du bâti urbain, relayée par l’État
    - Le collège Laflèche ouvre ses portes dans l’ancien monastère des Ursulines, boulevard du Carmel (1939

  • 1977
    Le 28 septembre, on crée la Société de conservation et d’animation du patrimoine (SCAP) de Trois-Rivières sous l’initiative de M. Denis Vaugeois (ancien député de Trois-Rivières) et de M. Gilles Beaudoin (ancien maire de Trois-Rivières). Connu aujourd’hui sous le nom de Patrimoine Trois-Rivières : Société de conservation et d’animation du patrimoine

  • 1979
    Le 18 novembre, la salle de spectacle J.-Antonio Tompson est inaugurée à la suite de l’achat du cinéma Capitol par la ville de Trois-Rivières le 5 juillet. Elle est nommée en l’honneur du réputé musicien et compositeur de Trois-Rivières et acteur important du développement de la scène musicale trifluvienne, Joseph-Antonio Tompson (1896-1974);

  • 1984
    En l’honneur du 350e anniversaire de la fondation de la ville de Trois-Rivières, le gouvernement fédéral inaugure le parc portuaire qu’il a fait aménager en lieu et place de l’ancienne promenade de la terrasse Turcotte.
    - Fondation du festival international de Poésie de Trois-Rivières par Gaston Bellemare;

  • 1993
    Création de l’international de l’Art vocal. En 2008, le festival change de nom pour devenir le FestiVoix, toujours en vigueur aujourd’hui;

  • 1995
    Le 30 octobre, à l’occasion du deuxième référendum sur l’indépendance du Québec, Trois-Rivières vote en faveur à 55,64 % sur un total de 34 739 votes, c’est-à-dire 92,94 % de la population;

  • 1996
    : Le 26 juin, le Musée des arts et traditions populaires du Québec (Musée québécois de culture populaire) ouvre ses portes

  • 2001
    Le 4 juillet, le gouvernement du Québec crée par fusion la nouvelle Ville de Trois-Rivières qui deviendra réalité le 1ier janvier 2002. Sont regroupées autour de Trois-Rivières les municipalités de Trois-Rivières-Ouest, Pointe-du-Lac, Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe-du-Cap et Saint-Louis-de-France

  • 2009
    Avec ses artistes, écrivains, poètes, créateurs ; avec ses salles de spectacles, musées, galeries d’art, ateliers d’artistes, orchestre symphonique, festivals variés, troupes de théâtre, Trois-Rivières s’est mérité le titre de Capitale culturelle du Canada » pour la célébration de son 375e anniversaire de fondation

  • 2012
    Le Couvent des Ursulines entre dans les rangs du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux : site du patrimoine culturel canadien. Le 10 octobre 2017, le site des Ursulines de Trois-Rivières est classé en vertu de la Loi québécoise sur le patrimoine culturel, après 320 ans d’histoire

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